- Amadeo était le
souverain des huit nations : les flemmes de
Koléon, la forêt de
Nero, les souterrains de Donelis,
le désert de Fezin, les marais de
Sharkan, les montagnes de
Solepsis, les glaces de Valeria
et enfin la vallée de Wolféria.
L’unique maître de cet empire qu’il avait conquit
guerres après guerres, il avait enduré les pires
tortures, tués les seigneurs du front ! Et pourtant jamais
il n’avait déposé les armes. Il fut
déclarer Amadeo dieu des Huit Nations. La légende
raconte que ce roi était le plus bon des souverains que les
peuples n’ai jamais connu, généreux il
n’avait d’yeux que pour ses fidèles, il
était notre Messie, notre sauveur. La pauvreté
était présente certes mais aucun n’osait dire
que Amadeo n’était pas un bon roi. Venant en aide aux
femmes, aux enfants il disait sans cesse que son unique souverain
était chacun d’entre eux, qu’il vivait pour les
sourires de ses fidèles et que jamais il n’aimerait
voir des larmes coulées dans son royaume.
Le roi Amadeo était peut être bien
trop bon mais il n’en était pas pour autant naïf
et il n’avait aucune pitié pour les ennemis de son
peuple et de la paix ! Il tuait quiconque osait toucher à sa
tranquillité.
Mais le Grand roi Amadeo était un roi
solitaire, seul pour se promener sur son territoire il gouvernait
depuis Wolféria son empire, il était seul. Seul
à en mourir.
Amadeo n’avait pas connu l’amour, si
il avait l’intelligence la force et la sensibilité il
n’avait pas l’amour ni de famille, pourtant Dieu sait
qu’Amadeo était convoité par toutes les dames
des nations ! Grand, beau et fort il n’avait
qu’à choisir. Aucunes d’entre elles avaient
frappé le cœur du bon roi, c’était sa
malédiction ; il ne connaîtra jamais l’amour
d’une épouse et le rires de ses propres
enfants.
Alors qu’il pensait que les dieux
l’avaient condamnés à une vie solitaire,
c’est l’un d’eux qui vint lui ouvrir les yeux. La
légende raconte qu’une déesse à la
beauté inégalée s’est
présentée devant le divin roi comme la déesse
de la sagesse, la vision de cette déesse avait rendu fou
Amadeo qui en un seul regard c’était éperdu
d’amour à celle-ci. D’une éclatante
blancheur, emmenant avec elle douceur et vie tel un ange elle avait
conquit le cœur du roi pour le faire prisonnier. Cependant ce
qu’apporta la déesse à Amadeo l’empereur
des Huit Nations n’était pas l’amour mais la
quête, la quête de l‘épée à
Sept Dents.
« Amadeo, bon roi que tu es, la paix
est éphémère chez toi. Tes ennemis se sont
unis, les Eloniens de l’empire voisin se sont unis pour
prendre tes terres ! Mais ce n’est pas tout, O bon roi ! Tu
dois trouver l’épée à Sept Dents. Seule
l’épée t’apportera la puissance
nécessaire pour tuer le Damné. Le dieu du sang a
transmis son sang divin ! Un Elonien obtiendra la puissance des
dieux par ce lien et seule l’épée pourra en
venir à bout. O bon roi ! Bas toi pour les tiens ! Trouves
la. »
Le roi Amadeo était encore
chamboulé mais les dieux eux même l’avaient
prévenu, il se devait de protéger son peuple !
Partant à la quête de son épée Amadeo ne
l’a jamais trouvé et les nations furent à
nouveau séparés. Les Eloniens ont attaqué et
la puissance du Damné avait traumatisé tous les
témoins de cette époque, plus personne ne parle
d’Amadeo et de la légende de
l’épée à Sept Dents pourtant elle existe
belle et bien. Les Eloniens sont prêt à attaquer
à nouveau, ils ne tarderont pas à anéantir la
moindre poussière de vie, la terre se trouvera imbibé
de sang et les dieux pleurent encore sur la tombe du bon roi qui
est mort après avoir passé sa vie à chercher
sa chimère.
- Mais grand père ! Pourquoi est-ce que tu
pars en guerre si l’épée n’existe pas ?
Demande une petite fille innocente tripotant sa robe en vieux
tissus marron
- Parce que la légende de
l’épée est notre seul espoir de battre le
Damné ! Les huit nations sont divisés et vont
bientôt faire face à une marée d’Eloniens
assoiffé de sang même après des siècles
de combats.
- Papi ? Est-ce que moi j’irai à la
guerre ?
- Tu es une femme ma puce, les dames restent
à la maison et attendant le retour des guerriers
!
- Pourquoi maman part elle ?
Le grand père sourit à la
pertinence de l’enfant, de bon cœur il frotta les
cheveux noirs de la petite fille, elle grimaça en attendant
la réponse du vieux sage.
- Ta mère est une guerrière comme
rares elles se font ! En plus d’être une combattante
elle maîtrise le pouvoir des rochers ! Ta mère
possède l’un des éléments des huit
nations. Originaire de Solepsis elle est un atout à notre
cité.
- Moi aussi je vais être puissante Papi
?
- Les dieux nous le dirons.
Le vieux
sage porta l’enfant jusqu’à son lit de boit et
souffla sur la bougie à côtés du lit en donnant
une dernière bise sur le front de la petite, se leva dans un
grincement du bois il sortit de la chambre et soupira en voyant le
Lune s’étendre dans le ciel. Le visage usé par
les combats, le vieil homme avait vécu les batailles les
plus terribles de Wolféria qui perdait en puissance face au
Eloniens. Voilà des siècles que cette bataille avait
commencée et il avait peur pour l’avenir, peur de voir
s’éteindre ceux qu’il aime et qu’il
chérit de plus profond de son cœur
ridé.
Il
s’avança d’un pas ferme, le dos
légèrement courbé, il attrape sa longue cape
et sortit de sa maison pour s’avancer dans les rues noires du
village éclairés par le faible nombre de
fenêtres encore éclairées. Il s’approcha
du château d’Artémis grand vestige du temps du
roi Amadeo, là ou les seigneurs de la guerre se
réunissaient pour le lendemain.
Les combats continueront d’être
sanglant.
Deux gardes
frais et droit poster aux extrémités de la porte,
munis d’une lance, habillés de leur armure
représentant leurs couleurs, une grande cape de couleur
ocre, le visage à découvert montrant leur
fermeté.
Le vieil homme passa sans interpellation, les
portes s’ouvrirent lorsqu’il leva la main simplement
faisant un bruit de pierres en collision.
Le grand hall du château entourer de
colonnes, un tapi ocre conduisant à une autre porte au bout
qui l’emmena dans une grande salle où trônait
l’ancien trône de l’Empereur et la table des
seigneurs.
Le vieil homme quitta sa capuche pour laisser son
visage s’assombrir face aux dix autres personnes autour de la
tables, debout, sérieux.
De vrais guerriers, ici se réunissaient
les plus puissants combattant de Wolféria.
- Enfin au complet, dit un homme d’une
quarantaine d’années.
Le visage fermé et les cicatrices
trônant sur sa joue droite montraient à nouveau
qu’il ne s’agissait pas d’un simple jeu ou
d’une bataille de conquête ! C’était une
bataille de survis !
- Les Eloniens n’attaqueront pas avant que
le soleil ne soit à son apogée dans le ciel ! Repris
l’homme mutilé. Il atteindra nos fronts à
l’Est seulement à midi, nos défendront ici et
ici ! D’abord une ligne de guerriers contrôleur ! Je
veux voir des maîtres de l’artillerie et du combat
à l’avant. Les mages et les invocateurs capables de se
battre également en troisième ligne ! Je veux voir en
deuxième ligne les cavaliers et les monteurs de dragons.
Compris ?
- Et si ils décident de tendre un
piège par le col du lévrier, juste à la
frontière de Nero ne faudrait il pas mettre des monteurs de
dragons ici aussi ? Demanda un grand blond le visage pointu et le
nez fin
Ses oreilles pointues trahissaient ses origines
Neronienne, un lutin de la forêt des quatre cent dieux
qu’on l’appelait aussi. Connu pour leurs mages
puissants.
- Nous y montrons des hérédits,
grimaça le mutilé en regardant le vieil
homme
Il approuva d’un signe de tête, il
savait bien que rien n’égalait les barrages des
hérédits, les plus grand mages de Wolféria.
Grâce à leurs pouvoirs ils créait une sorte de
champ de force qui repoussait les attaques ennemies durant un
certain temps, au moins jusqu’à ce que les renforts
arrivent.
- Sire ! S’exclama une femme à
l’intention du mutilé, les hérédits
déjà en place ? Nous aurons besoin d’eux pour
les blessés et les guérisons. Les Eloniens ne sont
pas assez fou pour passer par Nero en pensant nous attaquer ! Si
cela arrivait les Neroniens n’hésiteraient pas
à attaquer par derrière et a exterminer les forces
ennemis. Ne mettez pas tous les hérédits ça
serai une perte de temps, mettez plutôt trois monteur de
dragons avec deux invocateurs ils suffiront amplement.
La jeune femme dans son armure, tenant une
épée fermement sur sa ceinture laissa tomber sa
tresse tenue par des anneaux d’or sur ses épaules et
sa poitrine cachée par le métal ocre. Ses avants bras
aussi protéger par des plaques de bronze et ses
épaulières aussi lourdes que son bouclier tenant une
grande cape aux couleurs de sa nation le regard sombre et
sévère mais d‘une jeunesse encore fraîche
et une beauté en elle même. Un vrai seigneur de
guerre, sans nulle doute l’un des plus forts et des plus
grand stratège, le mutilé approuva après
réflexion l’idée de celle-ci.
- Maro ! S’exclama le vieil homme à
la femme, crois tu vraiment que les Neroniens nous aideront ?
Fourbes comme ils sont ! Ils attendront l’épuisement
des troupes ennemis après avoir exterminer notre
défense faible d’après ta disposition ! Nos
monteurs et invocateurs ne feront pas long feu. Suite au massacre
ils les tueront. Moi et les miens pouvons invoquer un champ de
force assez puissant pour trois jours ! Les renforts auront
largement le temps d’arriver.
- Les Neroniens et nous avons le même
ennemi, ils n’attendront pas.
- Bien ! Intervint le blond pour stopper la
conversation.
- Maro à raison. Les
hérédits sont l’une de nos plus grandes
puissance nous ne devons pas les épuiser pour une simple
hypothèse ! Demain soir reviendront nos
chercheurs.
- L’épée a été
retrouvée ? S’exclama un dodu en se levant dans un
élan d’espoir
- Non. Fit gravement le Seigneur mutilé,
ils sont trouvé des anciennes écritures
d’Amadeo qui pourraient laisser entendre qu’il savait
ou se trouvait l’épée à Sept Dents juste
avant sa mort.
- Écrit ?
- La langue des Artefacts.
La plupart des seigneurs regardèrent le
vieil homme qui ne semblait pas étonné, il
était l’un des derniers survivant des Artefacts. Les
Artéfacts étaient des hommes et femmes qui avaient
eut la chance d’être rentré en contact avec les
dieux et qui avaient tous eut la malédiction de perdre leurs
géniteurs après leur naissance. On leur avait
enseigné directement la puissance du ciel ! Chaque
Artéfacts possédait un pouvoir unique, le vieil homme
était un invocateur des nuages. Il créait et
contrôlait ses grosses masses blanches, les Artéfacts
avaient toujours été exclus à cause de leur
puissance hors du commun. Ils avaient crée une langue
à eux rassemblement étrangement à la langue
vent. Les autres voyaient leurs lèvres bouger mais aucun son
ne sortait, la sensation de tendre l’oreille au souffle du
vent.
- Amon, sourit le blond, on dirait que ta veille
langue va servir à avancé dans notre quête !
Souris un peu !
- La langue des Artéfacts est une langue
si ancienne qu’il faut être jeune pour la parler. Je ne
sais pas si j’arriverai à la lire.
- Ne dis pas ça hérédits !
Tu arriveras à la lire ! Tu es le dernier survivant depuis
toi plus aucun Artéfact n’est née.
- Et c’est une bénédiction
des dieux ! S’exclama furieux le vieil homme
Un silence pensant s’installa,
décidément il se faisait vieux il ne maîtrisait
même plus ses nerfs. Les souvenirs qu’il aurait aimer
oublier à cause de se maudit sang et cette maudite langue,
il aurait aimer oublier les horreurs qu’il avait
subit.
- Amon. Repris le mutilé d’une voix
faible. Tu es notre seule chance de trouver
l’épée.
Le vieux sage remit sa capuche, le regard sombre
et l’air évasif, avait il laissé la sensation
qu’il réfléchissait ?
Non, il n’y avait pas le temps de
réfléchir et même si retrouver ses vieux
souvenirs était difficile il se le devait. Pour lui et les
siens.